Hausse des prix
Les prix du blé ont sensiblement remonté, clôturant la semaine 4 sur une base de 200 euros/t, en rendu Rouen. Le marché reste soutenu par un contexte climatique des plus incertains. La forte tension en maïs —liée aux déficits de productions attendus en Amérique du Sud avec la sécheresse— entraîne un report de la demande mondiale sur le blé. Les besoins s'avèrent en effet soutenus, depuis le début de l'année, dans la filière animale comme à l'export. Malgré la remontée de la parité euro/dollar, les céréales européennes conservent une bonne compétitivité. Ainsi, en semaine 4, Bruxelles a accordé pour 218.000 t de certificats d'exportation, dont 178.000 t pour la France.
Et la vague de froid en Russie et en Ukraine —les températures pourraient avoisiner -30 °C, cette semaine— renforce cette orientation haussière, alors que la rumeur concernant une éventuelle taxation des exportations russes —qui avait également contribué à la hausse des prix en semaine 4— n'a pas été confirmée.
Cette semaine, les opérateurs resteront focalisés sur l'évolution des conditions climatiques, dans toutes ces zones, ainsi qu'en Europe de l'Ouest où la couverture neigeuse s'annonce peu importante, laissant craindre d'éventuels dégâts avec le gel.
Marché Physique Cours du 03/02/2012 *
Orge de printemps
Place
Qualité
Cours
Variation
Creil(FOB)
Sébastian
262 €/T
0 €/T
Analyse hebdomadaire, mise à jour le 30/01/2012
Petite progression des cours
Les prix des orges fourragères ont légèrement renchéri, en semaine 4 (200 euros/t, en rendu Rouen), soutenus par la faiblesse des disponibilité. La demande se montre pourtant réduite, tant de la part des fabricants d'aliments, qu'à l'export. Seulement 77.000 t de certificats d'exportations ont été octroyées par l'UE, en semaine 4. Néanmoins, le cumul, depuis le début de la campagne, s'élève à 2,2 Mt, soit 90 % des objectifs fixés. Un niveau atteint grâce à la moindre concurrence des orges ukrainiennes, cette année, pénalisées par le maintien des taxes à l'exportation.
En orges brassicoles, un petit regain de demande est enregistré, de la part des malteurs. Face aux difficultés à importer des orges argentines, ceux-ci ont revus à la baisse leurs exigences qualitatives et se reportent sur les orges européennes. De ce fait, les cours se sont légèrement appréciés (260 euros/t en fob Creil).
Marché Physique Cours du 03/02/2012 *
Mais
Place
Qualité
Cours
Variation
Bordeaux(FOB)
Standard
205 €/T
-3 €/T
Analyse hebdomadaire, mise à jour le 30/01/2012
Consolidation haussière
Les cours ont continué de renchérir, en semaine 4 (198 euros/t, en rendu Bordeaux), mais le mouvement de hausse tend à s'atténuer, les pertes de production en Argentine —évaluée à près de 10 Mt— étant désormais intégrées par le marché. Rappelons que les dernières estimations publiées par la bourse de Buenos Aires font état d'une production de 22 Mt pour ce pays.
Cette tension, au niveau des fondamentaux, joue en faveur du maïs nord-américain qui fait l'objet d'une demande internationale très ferme, les exportations avoisinant le million de tonnes hebdomadaire. Outre le déficit sud-américain, ce report de demande s'explique aussi par la moindre qualité des maïs ukrainiens.
Côté européen, le rebond de l'euro s'avère peu propice aux exportations. Néanmoins, celles-ci conservent un bon niveau : les certificats d'exportation, octroyés par l'UE pour la semaine 4, s'élèvent à 110.000 t, portant le cumul depuis le début de campagne à 1,9 Mt.
Cette semaine, les conditions climatiques, sur le continent sud-américain, en Europe et dans le bassin Mer Noire, resteront au centre des préoccupations des opérateurs.
Marché Physique Cours du 03/02/2012 *
Colza
Place
Qualité
Cours
Variation
Rouen(Rendu)
Standard
458 €/T
3 €/T
Analyse hebdomadaire, mise à jour le 30/01/2012
Des fondamentaux très tendus
Les cours du colza demeurent haussiers. Ils ont gagné 8 à 9 euros/t, en semaine 4 (454 euros/t, en rendu Rouen). Un marché largement soutenu par la tension extrême des fondamentaux en Europe, sur cette campagne. Et les perspectives, pour la prochaine campagne, demeurent également très incertaines, les opérateurs craignant d'éventuels dégâts sur les productions de colza avec les fortes gelées attendues sur l'Ukraine et sur la France, cette semaine.
Même si la faiblesse actuelle des marges de trituration limite le potentiel de hausse des prix du colza, la tendance s'annonce encore très ferme, dans les semaines à venir.
Le conflit entre les États-Unis et l'Iran, à propos du détroit d'Ormuz, restera également un élément déterminant de l'évolution des prix des oléagineux, et donc du colza, du fait de l'impact direct de ce conflit sur le prix du baril de pétrole.